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5- Pas de date
Le téléphone a sonné aujourd'hui. Un appel pour un projet. Un projet amateur. Pas payé. Même exigence. Même disponibilité demandée. Le même mot revient toujours : Ça va être le fun... Je n’ai pas répondu tout de suite. J’ai laissé la sonnerie finir. Pas par mépris. Par lenteur. J’ai remarqué que, depuis quelque temps, j’ai besoin de temps pour comprendre ce que je ressens avant de parler. Ce qui m’arrête, ce n’est pas l’amateurisme. Ce mot-là a mauvaise réputation, mais il n’
Le Théâtre du Mauvais Garçon
il y a 19 heures2 min de lecture


4- 31 octobre — Halloween
J’ai toujours détesté l’Halloween. Me costumer m’a toujours donné l’impression de travailler gratis. Mettre un costume. Endosser un personnage. Sourire. Jouer le jeu. Sans répétition, sans enjeu, sans nécessité. Comme si, pour une soirée, tout le monde devenait acteur par obligation sociale. Ce soir-là, les rues sont pleines de personnages mal définis. Des intentions floues. Des voix forcées. Des gestes trop grands pour ce qu’ils veulent dire. On appelle ça s’amuser, mais j’a
Le Théâtre du Mauvais Garçon
6 mars2 min de lecture


3. 12 octobre — Plusieurs jours plus tard
Plusieurs jours ont passé. Assez pour que les contours se brouillent. Assez pour que certaines choses s’effacent. Je commence à oublier. Les détails surtout. Les gestes précis. L’ordre des scènes. C’est toujours comme ça. La mémoire fait son tri sans demander la permission. Et pourtant, le vide est toujours là. Pas plus spectaculaire. Juste plus installé. Comme s’il avait trouvé sa place. Aujourd’hui, à l’épicerie, une caissière m’a dit : « Faites attention à vous, monsieur.
Le Théâtre du Mauvais Garçon
26 févr.2 min de lecture


2- 4 octobre — Le lendemain du lendemain
Aujourd’hui, c’était plus calme. Pas le calme de la veille, celui qui suit une fin nette. Un calme plus diffus. Plus ordinaire. Le genre de calme qui ne pose plus de question, mais qui s’installe quand même. Je n’ai pas eu cette impression de chute au réveil. Juste une journée normale. C’est peut-être ça qui m’inquiète le plus. J’ai fait ce que je fais quand je n’ai rien de précis à faire : j’ai remis de l’ordre. Pas par efficacité. Par réflexe. Ranger donne l’illusion que qu
Le Théâtre du Mauvais Garçon
19 févr.2 min de lecture


1- LE 3 OCTOBRE- LE LENDEMAIN DE LA DERNIERE…
Le lendemain de la dernière, il n’y a rien à faire. Le corps se réveille comme s’il devait encore aller quelque part. Il garde l’heure. L’habitude. Une tension inutile. J’ai ouvert les yeux trop tôt, avec cette sensation précise qu’on oublie quelque chose d’important. Puis ça revient : il n’y a plus rien à répéter, plus rien à attendre. C’était hier. C’est fini. La veille, tout était plein. Trop plein. Les voix, les regards, les poignées de main, les phrases dites trop vite.
Le Théâtre du Mauvais Garçon
12 févr.3 min de lecture


LE JOURNAL D'UN VIEUX COMÉDIEN (introduction)
PRÉSENTATION… Le Journal d’un vieux comédien est né d’un lent processus d’accumulation plutôt que d’une idée claire au départ. Il est le résultat de ce que j’appellerais du compost . Il y a quelques années, lors d’une conférence de Robert Lepage, une phrase m’a marqué : il disait qu’il fallait garder toutes les idées, même celles qui ne trouvent pas leur forme immédiatement, parce qu’un projet qui ne voit pas le jour peut quand même nourrir les suivants. Que les idées, avec l
Le Théâtre du Mauvais Garçon
10 févr.2 min de lecture
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