Ce soir seulement: Projet de création entre le conte, la bande dessinée et le théâtre
- Le Théâtre du Mauvais Garçon
- 6 avr.
- 2 min de lecture

Raconter autrement...
Je ne suis pas parti avec une idée précise.
Pas de plan clair. Pas de forme arrêtée.
Juste un désir. Une vague idée...
Celui de raconter autrement.
On parle souvent du théâtre comme d’un lieu.
On parle de la scène, des acteurs, du public...
Mais le théâtre… existe aussi ailleurs .
Dans un texte.
Dans une image.
Même dans un silence.
C’est à partir de là que le projet a commencé.
J’ai écrit sept contes.
J'ai élaboré les esquisses.
Sans chercher à faire du théâtre.
Mais en sachant que je ne pourrais y échapper non plus.
Parce qu’à un moment, dans chaque histoire, il y a une situation.
Un face-à-face. Une tension "théâtrale"
Quelque chose qui pourrait être joué.
Dès le départ, je voulais une thématique précise: la scène.
Pas forcément au sens classique. Mais comme espace de confrontation.
Comme une présence constante...
Dans l'écriture, il y a une influence qui revient souvent, Maupassant.
Pas dans l’imitation. Mais dans l’approche.
Aller chercher des situations simples, même banales
Observer les comportements.
Laisser l'histoire faire apparaître quelque chose… sans trop forcer.
Laisser quelques choses d'autres prendre vie...
Chez Maupassant, il y a souvent du théâtre, sans qu’il le nomme comme tel.
C’est probablement ce qui m’intéresse chez lui.
Puis, quelque chose a glissé.
Un des contes est devenu une bande dessinée.
Pas par stratégie.
Plutôt comme une évidence.
Le texte appelait l’image.
En même temps, ce passage n'est si étranger que ça à mon processus.
Dans mon travail de mise en scène et de création, j’utilise souvent des storyboards.
Pour penser les déplacements. Les images. Le rythme des scènes.
Découper, cadrer, organiser le regard…c’est déjà une manière de mettre en scène.
La bande dessinée est venue s’inscrire là-dedans assez naturellement.
La BD met en scène autrement.
Par le cadrage. Par le rythme. Par ce qu’on montre… et ce qu’on laisse hors champ.
On n’est plus dans la parole. Mais on reste dans le théâtre.
Depuis, le projet avance entre ces deux formes.
Conte.
Bande dessinée.
Écriture.
Image. (aidé par l'IA)
Avec, toujours, cette question en arrière-plan: qu’est-ce qui est en train de se jouer ici ?
Est-ce que ça va devenir un spectacle ?
Je ne sais pas.
Et pour une fois, je n’essaie pas de répondre trop vite.
Parce que ce qui m’intéresse en ce moment,ce n’est pas le résultat.
C’est le passage.
Le moment où une idée change de forme.Où un texte devient image.Où une situation pourrait devenir scène.
C’est un terrain d’exploration.
Et peut-être que le projet est là, justement.
Pas dans ce qu’il deviendra.
Mais dans ce que je suis en train de chercher.


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