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Bienvenue dans ce petit coin un peu pêle-mêle, un peu fouillis, comme une loge d’artiste ou un vieux coffre rempli de trésors.
Ici, je partage les influences qui ont marqué mon parcours depuis plus de 30 ans. Des œuvres marquantes, des artistes marquants — parfois célèbres, parfois inconnus — qui m’ont fait réfléchir, rire, douter, rêver ou tout simplement avancer.

Théâtre, musique, cinéma, arts visuels, littérature, performance, culture populaire… tout y passe. Ce n’est pas un musée, c’est un carnet de bord. Une cartographie sensible de ce qui m’a nourri et continue de m’inspirer.

Prenez ça comme une promenade. Vous y croiserez peut-être des noms que vous connaissez… et d’autres que je vous invite à découvrir.

TOM WAITS

Tom Waits, c’est la voix du bitume mouillé, du piano désaccordé qui cogne droit au cœur.
Ce que je retiens de lui, c’est son inventivité féroce, son refus obstiné des étiquettes, sa manière de faire cohabiter le grotesque et le sublime dans une même chanson. Il est à la fois poète de la marge, conteur bancal, performeur habité.

BERNARD ADAMUS

Bernard Adamus, c’est un peu comme si Tom Waits avait traîné ses bottes dans les ruelles du Plateau, un harmonica dans une main pis une caisse de 12 dans l’autre.
Ce qui me parle chez lui, c’est sa voix râpeuse, ses textes qui sentent le bitume, la bière pas chère, les amours qui s’étiolent pis les nuits qui finissent trop tard. C’est aussi sa façon d’habiter les marges, de ne pas rentrer dans le moule — musicalement comme humainement.

Il mêle le folk, le blues, le spoken word, le trad pis l’underground montréalais comme s’il brassait une vieille soupe faite avec les restes du frigo… mais qui goûte étonnamment bon. Il chante des histoires de pas grand-chose avec une vérité brute qui accroche.

Adamus me rappelle qu’on peut faire du beau avec du monde ordinaire, pis que la poésie, des fois, elle parle en joual, elle jure, pis elle pue la cigarette froide.

STEVE HILL (One man band)

Steve Hill, c’est le gars-orchestre qui te fait oublier qu’il est tout seul sur scène.
Guitare, drum, voix, harmonica… tout sort en même temps, tout est vivant, tout groove comme s’ils étaient quatre. Mais non : c’est juste lui. Un homme, une énergie brute, une maîtrise éclatante.

Il me rappelle que le solo, quand c’est bien fait, c’est pas un compromis. C’est une forme à part entière. Une bête en soi. Et que dans l’ombre du « faire tout seul », y’a parfois plus de feu que dans bien des grands ensembles.

ÉMILIE CLEPPER

J’ai vu Émilie Clepper sur scène… et quelque chose en moi a bougé.
Ce n’était pas un grand déploiement. Pas de feux d’artifice. Juste une voix, une présence, une vérité. Et des textes qui frappent droit, sans détour. Des chansons douces et puissantes à la fois, comme si elle chantait depuis un endroit profondément vrai, là où la musique devient une confession partagée.

Elle ne joue pas un rôle : elle habite. Elle n’interprète pas : elle dit, elle vit, elle offre.

SIMON LEBLANC

Chez Simon Leblanc, ce n’est pas juste l’humour qui m’impressionne. C’est le rythme, la précision, la générosité.
C’est un conteur déguisé en humoriste — ou peut-être l’inverse. Il parle, il s’emballe, il déraille… et on le suit. On rit, mais on est aussi embarqués dans des histoires, dans un souffle, dans un moment partagé.

Ce que j’admire profondément, c’est sa connexion avec le public. Rien de forcé, rien de fabriqué. 

Simon Leblanc me rappelle que l’humour, quand c’est bien fait, c’est de l’art du vivant pur. Une manière d’habiter le moment. Une façon d’être vrai, ici et maintenant.

CHARLES BUKOWSKI

Bukowski, c’est la prose qui boite, qui saigne, qui pue parfois… mais qui dit vrai.
Il écrit comme on crache une vérité qu’on n’a pas envie d’entendre. Il n’essaie pas de plaire, il s’en fout — et c’est peut-être pour ça qu’il touche autant.

Ce que j’aime chez lui, c’est la lucidité crue, l’humour noir, la tendresse cachée sous les couches de dégoût et d’alcool. Il parle des petits, des perdants, des soirs sans lumière. Et il le fait avec une langue directe, sans fioritures, presque brutale — mais vivante, toujours.

Bukowski me rappelle qu’on peut parler du laid, du banal, de la misère… et que ça peut devenir de la poésie, à condition de ne pas tricher.

RUSH

Rush, c’est l’intelligence mise en musique. Trois gars, un mur de son, des compositions d’une précision chirurgicale… et pourtant, toujours de l’émotion, toujours du souffle.
Ce qui me fascine chez Rush, c’est leur capacité à conjuguer la virtuosité avec le récit. Chaque chanson est un monde, chaque album une épopée. On y voyage dans le temps, dans l’espace, dans la tête humaine.

Les textes de Neil Peart — quel poète ! — sont de vraies petites pièces de théâtre : science-fiction, philosophie, révolte, solitude, quête intérieure… C’est du prog, oui, mais du prog avec une âme, une profondeur, une cohérence rare.

ROBERT LEPAGE

Robert Lepage, c’est difficile à résumer. Son œuvre me marque, me hante, me suit. C’est comme un rêve qu’on n’arrive pas à raconter, mais qu’on sent encore longtemps après le réveil.
Ce qu’il fait, c’est du théâtre… mais pas seulement. C’est de la mémoire, du temps, de l’espace, des images qu’on n’a jamais vues ailleurs. Il brasse les frontières entre les arts, entre les langues, entre les époques.

Lepage me touche parce qu’il ose tout, mais sans jamais écraser. Il travaille avec finesse, avec audace, avec cette façon bien à lui de mêler le personnel et l’universel. Il fait du théâtre qui respire, qui pense, qui éblouit mais toujours au service d’une humanité fragile, trouée, belle.

Il me rappelle pourquoi je fais ce métier.

RIOPELLE, une pièce dont je vais me souvenir toute ma vie...

ALEXANDRE DOSTIE

Je me souviens de lui avoir dit un jour :
« J’aimerais faire du théâtre comme tu fais ta poésie. »
C’était pas une flatterie, c’était une envie profonde.

Rencontrer Alexandre Dostie, c’est pas juste rencontrer un poète ou un cinéaste, c’est croiser une urgence, une langue, un feu. Il écrit avec les tripes, avec la gorge, avec l’instinct. Ses mots cognent, vibrent, sentent la route, l’éraflure, l’humain.

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