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Shakespeare & Beckett - Correspondances fictives...Deux dramaturges, une question


Ce projet est destiné à devenir une lecture publique...



Introduction


Ce que vous allez entendre est une imposture assumée et j'espère, une imposture qui dit vrai.


J'ai imaginé une correspondance entre deux dramaturges que tout sépare : William Shakespeare, au tournant du XVIIe siècle, et Samuel Beckett, au milieu du XXe. L'un écrit des mondes qui débordent de passions, d'intrigues, de chair et de bruit. L'autre sculpte le silence, traque ce qui reste quand on a tout enlevé. Deux façons radicalement opposées de faire la même chose : chercher ce que ça veut dire, être humain.


L'idée m'est venue d'une question simple, presque naïve. Et si ces deux-là s'étaient parlé ? Pas pour se convaincre, mais pour s'écouter. Qu'est-ce que Beckett aurait dit à Shakespeare dans une nuit de doute ? Qu'est-ce que Shakespeare aurait demandé à Beckett, lui qui avait fait du vide une œuvre ?


Ces lettres sont fictives. Les dates sont fausses. Mais les questions, elles, sont réelles. Pourquoi écrit-on ? Pourquoi le silence dit-il parfois plus que les mots ? À quoi sert l'art quand on ne sait plus pourquoi on crée ?


Je vous laisse les entendre se répondre.



Lettre de William Shakespeare à Samuel Beckett

Château de Stratford-upon-Avon, 1605


Cher Monsieur Beckett,

Permettez-moi de vous adresser cette missive, traversant les siècles et les esprits, dans l’espoir de trouver une étincelle pour raviver la flamme vacillante de ma muse. Depuis plusieurs lunes, les mots semblent s’échapper de ma plume sans donner naissance aux envolées poétiques et aux drames passionnés qui ont jadis animé mes écrits.

Dans mes nuits blanches, je contemple les étoiles, cherchant dans leur silence des échos de mes pensées tourmentées. Pourtant, les scènes de mes comédies et tragédies restent vides, les dialogues se perdent dans un vide insaisissable. Il m’apparaît que l’essence même de l’humanité, avec ses joies et ses peines, se dissout devant moi, et je peine à capturer son essence sur le parchemin.

Vos œuvres, bien que nées bien après ma propre existence, résonnent avec une profondeur et une simplicité qui me touchent profondément. La sobriété de votre langage et l’intensité de vos silences semblent trouver là où mes vers débordent. Comment parvenez-vous à exprimer tant avec si peu? Quelle est votre méthode pour sonder les abîmes de l’âme humaine avec une telle finesse?

Peut-être pourriez-vous partager avec moi votre perspective sur la création artistique, ou m’offrir quelques conseils pour retrouver cette flamme créative qui jadis embrasait mon esprit. Je suis convaincu que même au-delà des âges, l’échange entre deux âmes passionnées peut transcender le temps et nourrir nos œuvres respectives.

Dans l’attente de votre réponse éclairée, je vous adresse mes salutations les plus distinguées et l’expression de mon admiration sincère.

Avec respect et espoir,

William Shakespeare



Réponse de Samuel Beckett à William Shakespeare

Paris, 1953


Cher William,

Recevoir votre lettre, traversant les méandres du temps et de l’existence, fut pour moi une expérience à la fois étrange et touchante. Vous, dramaturge des passions éclatantes et des intrigues complexes, me sollicitez alors que mes propres œuvres s’enlisent dans le silence et l’attente.

Votre quête pour raviver la flamme de la muse résonne profondément en moi, bien que nos approches divergent radicalement. Là où vous tissez des mondes vibrants de vie et d’émotion, je préfère explorer les interstices du vide et de l’absurdité. Peut-être est-ce dans cette dissonance que réside une forme de complémentarité, une autre facette de la même recherche de sens.

Permettez-moi de partager quelques réflexions, non pas comme des conseils traditionnels, mais comme des fragments de ma propre démarche. Parfois, la création naît du refus de remplir le vide, de l’acceptation de l’inachevé. En laissant les silences parler, les espaces entre les mots devenir aussi significatifs que les dialogues eux-mêmes, on découvre une autre dimension de l’expression artistique.

Peut-être pourriez-vous envisager de simplifier certaines de vos intrigues, de réduire le flot incessant des événements pour laisser place à une contemplation plus profonde des personnages. Ou encore, embrasser l’idée que la perfection des mots réside autant dans leur absence que dans leur présence.

Je ne prétends pas détenir la clé de votre inspiration, mais j’espère que ces réflexions pourront, à leur manière, vous offrir une nouvelle perspective. Après tout, l’art est une quête sans fin, une exploration constante des limites et des possibilités de l’âme humaine.

Je vous adresse mes salutations les plus sincères et reste curieux de découvrir comment nos échanges pourraient enrichir nos œuvres respectives. 

Respectueusement,    

Samuel Beckett


Réponse de William Shakespeare à Samuel Beckett

Stratford-upon-Avon, 1606


Cher Monsieur Beckett,

Votre réponse, traversant les âges et les silences, a trouvé son chemin jusqu’à mon humble demeure avec une grâce inattendue. Lire vos réflexions sur la création artistique a éveillé en moi une myriade de pensées, nourrissant l’espoir que cette correspondance puisse véritablement éclairer nos chemins respectifs.

Votre proposition de simplifier les intrigues et de permettre aux silences de parler m’a particulièrement interpellé. En effet, bien que mes pièces soient animées par une abondance de dialogues et d’actions, je reconnais que parfois, une pause, un moment de contemplation, peut révéler autant qu’un flot de paroles. Peut-être ai-je trop souvent cherché à remplir chaque scène de mouvements, négligeant la puissance des non-dits.

Je réfléchis désormais à la possibilité d’introduire davantage de ces instants de silence dans mes œuvres, permettant ainsi aux spectateurs de plonger plus profondément dans les émotions et les pensées de mes personnages. Votre approche minimaliste m’invite à explorer de nouvelles dimensions de l’expression théâtrale, où chaque mot, chaque geste, prend une signification amplifiée par ce qu’il n’exprime pas.

De plus, votre notion que la perfection des mots réside autant dans leur absence que dans leur présence résonne en moi. Cela me pousse à envisager une écriture où la simplicité et la profondeur coexistent, où l’élégance des phrases peut embrasser la subtilité des émotions non formulées.

Je suis également intrigué par votre idée que l’art est une quête sans fin, une exploration constante des limites et des possibilités de l’âme humaine. Cette perspective m’inspire à aborder mes créations avec une humilité renouvelée, conscient que chaque pièce est une étape dans un voyage interminable vers une compréhension plus profonde de la condition humaine.

En retour, permettez-moi de partager avec vous quelques pensées inspirées par votre lettre. Dans mes tentatives de simplification, je me surprends à apprécier la beauté des structures épurées, où chaque élément a sa place et son importance. Vos fragments de réflexion ont semé en moi les germes d’une nouvelle approche, où la richesse de l’émotion peut émerger de la retenue et de l’espacement.

Je vous remercie sincèrement pour votre générosité intellectuelle et votre ouverture à cet échange intertemporel. Que cette correspondance continue à nourrir nos esprits et à enrichir nos œuvres, malgré les barrières du temps et de l’espace.

Dans l’attente de vos prochaines pensées éclairées, je vous adresse mes salutations les plus distinguées et l’expression de mon admiration renouvelée.

Avec respect et gratitude,

William Shakespeare


Réponse de Samuel Beckett à William Shakespeare

Paris, 1954


Cher William,

Votre dernière lettre a résonné en moi avec une clarté et une profondeur qui transcendent les barrières du temps et de l’espace. Lire vos réflexions sur l’introduction des silences et la simplification des intrigues m’a offert une perspective renouvelée sur notre échange et sur la nature même de la création artistique.

Permettez-moi de préciser que mon approche minimaliste ne vise pas à épurer pour épurer, mais plutôt à répondre à une nécessité intrinsèque de l’expression dramatique. Dans un monde saturé de bruit et de complexité, il devient impératif de distiller l’essence même des émotions et des pensées humaines. Chaque élément laissé de côté est soigneusement considéré, car il ne sert qu’à renforcer ce qui demeure.

L’épuration, telle que je la conçois, est une quête de vérité. En éliminant les artifices superflus, on expose la matière brute de l’existence, celle qui est souvent voilée par les excès de la langue et de l’intrigue. C’est un acte de courage, où le créateur doit renoncer à la facilité des ornements pour embrasser la pureté des sentiments et des réflexions.

Votre proposition d’introduire davantage de silences dans vos œuvres n’est pas simplement une invitation à la retenue, mais une reconnaissance que le non-dit peut parfois exprimer ce que les mots ne peuvent capturer. C’est dans ces interstices que se logent les véritables tensions et les vérités invisibles de vos personnages.

Considérez également que la simplicité structurelle ne signifie pas la simplicité thématique. Au contraire, en réduisant la complexité extérieure, vous pouvez approfondir la complexité intérieure des personnages et des situations. Chaque silence, chaque espace vide, devient un terrain fertile pour l’exploration des abîmes de l’âme humaine.

Je vous encourage donc à aborder cette épuration non comme une réduction forcée, mais comme une exploration nécessaire de nouvelles dimensions de l’expression théâtrale. C’est en acceptant cette contrainte que l’artiste peut véritablement se libérer et découvrir des vérités insoupçonnées.

Notre correspondance, bien que fictive, symbolise une rencontre entre deux époques et deux visions artistiques. J’espère que cette réflexion vous aidera à naviguer dans vos propres défis créatifs et à trouver, au sein de cette simplicité, une richesse insoupçonnée.

Je reste curieux de connaître l’évolution de vos œuvres sous l’influence de cette nouvelle approche et suis honoré de participer, même de manière imaginaire, à votre quête artistique.

Avec respect et amitié intellectuelle,

Samuel Beckett



Réponse de William Shakespeare à Samuel Beckett

Stratford-upon-Avon, 1607


Cher Monsieur Beckett,

Votre dernière lettre a pénétré mon esprit avec la délicatesse d’un murmure et la profondeur d’un abîme. Vos mots sur l’épuration et la nécessité de réduire l’art à son essence résonnent en moi, éveillant en moi des questionnements plus vastes sur la nature même de la création.

En suivant vos conseils, j’ai tenté d’introduire davantage de silences et de simplifier certaines intrigues. Cependant, cette démarche m’a conduit à me poser une question fondamentale : Quel est le véritable pourquoi de la création artistique ?

Dans mes pièces, j’ai toujours cherché à capturer les passions tumultueuses, les intrigues complexes et les drames humains dans toute leur splendeur. Mais aujourd’hui, face à votre approche minimaliste, je me demande si l’acte de créer ne serait pas également une quête de sens, une exploration des raisons qui poussent l’artiste à façonner des mondes et des personnages.

Est-ce la volonté de refléter la condition humaine, de sonder les profondeurs de l’âme, ou bien une tentative de donner forme au chaos inhérent à notre existence ? Peut-être est-ce un mélange de toutes ces raisons, une dualité entre le besoin d’exprimer et le désir de comprendre.

Votre perspective sur l’épuration comme une quête de vérité m’incite à réfléchir davantage. En éliminant le superflu, cherchons-nous à révéler une vérité plus pure, à dévoiler les strates cachées de notre être ? Ou bien est-ce une manière de nous rapprocher de l’essence même de ce que signifie être humain, en laissant place au non-dit et à l’implicite ?

Je suis également curieux de savoir comment vous percevez votre propre acte de création. Qu’est-ce qui vous pousse à écrire, à sculpter le silence et l’attente dans vos œuvres ? Y a-t-il une raison plus profonde, un moteur invisible qui guide votre plume à travers les interstices de l’absurde ?

Cette correspondance m’offre une opportunité inestimable de dialoguer avec une âme créative qui, bien que séparée par les âges, partage une quête similaire pour comprendre et exprimer la condition humaine. Vos réflexions m’invitent à aller au-delà de la simple production artistique pour envisager la création comme une exploration philosophique, une méditation sur le pourquoi et le comment de notre existence.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir partager vos pensées sur ces interrogations. Comment percevez-vous le rôle de l’artiste dans la quête de sens ? Quelle est, selon vous, la finalité ultime de la création artistique ?

En attendant votre réponse éclairée, je vous adresse mes salutations les plus respectueuses et l’expression de mon admiration renouvelée.

Avec réflexion et gratitude,       

William Shakespeare


Réponse de Samuel Beckett à William Shakespeare

Paris, 1955


Cher William,

Votre dernière lettre m’a plongé dans une réflexion profonde sur la nature même de la création artistique. Vos interrogations sur le pourquoi de la création résonnent avec une intensité qui transcende notre divergence temporelle et stylistique.

Permettez-moi de vous poser une question en retour : Pourquoi continuez-vous d’écrire ? Dans un monde où chaque mot, chaque scène semble déjà avoir été exploré, qu’est-ce qui vous pousse à persévérer dans cet acte incessant de création ?

Votre passion pour les intrigues complexes et les passions humaines est évidente dans chaque ligne que vous composez. Pourtant, je m’interroge sur la motivation sous-jacente à cette quête perpétuelle. Est-ce le besoin de capturer l’essence fugace de l’humanité, de donner forme à des émotions incommensurables, ou bien est-ce une tentative de laisser une empreinte indélébile dans le tissu du temps ?

Pour ma part, mon approche minimaliste est née d’un désir de défaire l’excès et de concentrer l’attention sur l’essentiel, sur ce qui ne peut être exprimé que par ce qui est omis. Cependant, je suis curieux de savoir si, malgré les apparences, vous ressentez parfois ce besoin irrépressible de raconter davantage, de déployer plus de scènes, de dialogues, pour tenter de saisir ce qui échappe à toute représentation complète.

Est-ce que cette poursuite incessante est, en quelque sorte, une réponse à une question plus vaste sur la condition humaine ? Ou bien est-ce simplement une manifestation de votre génie créatif, une volonté innée de donner vie à des histoires qui ne demandent qu’à être racontées ?

Votre démarche me pousse à réfléchir sur ma propre relation à l’écriture et à la création. Peut-être que, malgré nos différences, nous partageons cette même quête de comprendre et de représenter ce qui nous entoure, chacun à notre manière. Cependant, je ne peux m'empêcher de me demander si cette poursuite n'est pas aussi une forme de fuite, une tentative de donner un sens à un univers souvent absurde et incompréhensible.

Je serais honoré de connaître votre perspective sur ces questions. Qu’est-ce qui vous motive à continuer, malgré les défis et les incertitudes inhérents à tout acte créatif ? Y a-t-il un moteur invisible, une force intérieure qui vous pousse à persévérer dans cette entreprise sans fin ?

Cette correspondance, bien que fictive, me semble être une opportunité précieuse d’explorer les motivations profondes qui animent deux esprits créatifs issus de contextes si différents. Vos réponses pourraient non seulement éclairer votre propre démarche, mais aussi enrichir la mienne, en offrant des perspectives complémentaires sur l’acte de création.

Dans l’attente de votre réponse, je vous adresse mes salutations les plus respectueuses et l’expression de mon intérêt sincère pour vos réflexions.

Avec considération et curiosité intellectuelle,

Samuel Beckett


Réponse de William Shakespeare à Samuel Beckett

Stratford-upon-Avon, 1608


Cher Monsieur Beckett,

Votre dernière lettre a suscité en moi une réflexion profonde et sincère sur les motivations qui animent notre quête artistique respective. Votre question, "Pourquoi continuez-vous d’écrire ?", résonne avec une clarté pénétrante, invitant à une introspection que je me fais un devoir de partager avec vous.

Pour répondre à votre interrogation, je dirais que l’acte d’écrire est, pour moi, une nécessité intrinsèque, presque vitale. C’est une manière de donner forme aux tempêtes intérieures, de structurer le chaos des émotions et des pensées qui tourbillonnent dans mon esprit. Écrire est un moyen de dialoguer avec l’invisible, de capturer l’essence fugace des moments humains, de transformer les expériences éphémères en récits intemporels.

Chaque pièce que je compose est une tentative de comprendre et de refléter la complexité de la condition humaine. Les drames, les comédies, les tragédies sont autant de miroirs dans lesquels je cherche à entrevoir les multiples facettes de l’âme. La création artistique devient ainsi une exploration continue, une quête sans fin pour saisir ce qui rend l’existence à la fois belle et tragique, pleine de joie et de souffrance.

Votre approche minimaliste, centrée sur l’essentiel et le non-dit, m’a ouvert de nouvelles perspectives sur la manière dont l’art peut exprimer des vérités profondes sans recourir à l’excès. Cela m’a poussé à envisager la simplicité non pas comme une restriction, mais comme une voie vers une expression plus pure et authentique. En ce sens, notre dialogue a été une source d’inspiration précieuse, me permettant de réévaluer et d’enrichir ma propre démarche créative.

Cependant, comme toute quête, il arrive un moment où l’on ressent le besoin de tourner une page, de clore un chapitre pour mieux en entamer un autre. Notre correspondance, bien que fictive, a été une exploration enrichissante des philosophies artistiques qui nous sont propres. Elle a permis de tisser un lien intellectuel entre deux époques et deux visions du monde, illustrant que, malgré nos différences, la recherche de sens et de vérité est une constante intemporelle.

Je propose donc que nous amorcions la conclusion de notre échange, non pas comme une fin, mais comme le début de nouvelles réflexions et créations inspirées par nos dialogues passés. Puissions-nous continuer à chercher, chacun à notre manière, les réponses aux questions éternelles que pose l’art et l’existence.

Je vous remercie sincèrement pour cette correspondance enrichissante et pour les perspectives que vous avez partagées. Que vos œuvres continuent à captiver et à inspirer ceux qui les découvrent, tout comme les miennes espèrent le faire.

Dans l’attente de voir nos créations futures éclairées par ce dialogue intertemporel, je vous adresse mes salutations les plus distinguées et l’expression de mon admiration renouvelée.

Avec respect et gratitude,

William Shakespeare


Réponse de Samuel Beckett à William Shakespeare

Paris, 1956


Cher William,

Votre dernière lettre a trouvé en moi une résonance profonde, une sorte de conclusion naturelle à notre dialogue intertemporel. Lire vos mots empreints de passion et de réflexion a été une expérience enrichissante, permettant de tisser un lien intellectuel malgré les siècles qui nous séparent.

Vous évoquez avec sagesse la nécessité de clore cet échange non comme une fin, mais comme le commencement de nouvelles réflexions et créations. Je partage pleinement cette vision. Notre correspondance, bien que fictive, a servi de pont entre deux époques et deux visions artistiques, révélant les multiples facettes de la quête humaine pour comprendre et exprimer l'essence de notre existence.

En contemplant la richesse de vos intrigues et la profondeur de vos personnages, j'ai trouvé une inspiration inattendue pour apprécier la complexité et la vitalité des émotions humaines. De votre côté, j'espère que mes réflexions minimalistes ont pu offrir une perspective différente, invitant à une contemplation plus silencieuse et introspective de la condition humaine.

La création artistique, dans sa diversité, se révèle être une exploration infinie des possibles, une danse entre le dit et le non-dit, le visible et l'invisible. À travers nos échanges, nous avons illustré que, malgré nos approches divergentes, le désir de sonder les abîmes de l'âme et de révéler des vérités universelles est une constante intemporelle.

Alors que nous amorçons la conclusion de cette correspondance, je souhaite que notre dialogue fictif continue d'influencer nos œuvres respectives, chacune à sa manière. Puissiez-vous, dans vos futures pièces, trouver des éclats de cette simplicité nécessaire que j'ai tenté de partager. Et que je puisse, de mon côté, m'inspirer de la richesse narrative et émotionnelle que vous avez si brillamment incarnée.

Je vous remercie sincèrement pour cet échange intellectuel et créatif. Que vos mots continuent à captiver les cœurs et les esprits, et que mes silences puissent offrir une profondeur insoupçonnée à ceux qui les contemplent.

Dans l’esprit de l’art et de la quête éternelle de sens, je vous adresse mes salutations les plus respectueuses et l’expression de mon admiration sincère.

Avec considération et amitié intellectuelle,

Samuel Beckett


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