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Le théâtre et les réseaux sociaux… est-ce qu’on se trompe de combat ?
Je vais être honnête, je me questionne beaucoup ces jours-ci... On nous dit constamment que, si on veut exister aujourd’hui, il faut être partout. Facebook, Instagram, TikTok, X, Snapchat… Il faut publier souvent. Il faut créer de l’engagement. Il faut bâtir une communauté. On nous offres même des formations complètes pour nous apprendre à être présents sur les réseaux sociaux. Et je me demande sincèrement : est-ce que c’est vraiment la bonne bataille pour le théâtre ? Je le
Le Théâtre du Mauvais Garçon
il y a 2 jours3 min de lecture


Lettre d’un vieux comédien aux jeunes comédien·ne·s d’aujourd’hui
Je me présente : Stéphane Bélanger. C’est moi, le vieux barbu un peu louche que vous pouvez croiser à l’occasion dans les salles, celui qui croit encore qu’il est un artiste après toutes ces années. Ça fait un peu plus de trente ans que je fais du théâtre. J’ai participé à plus d’une centaine de projets . J’ai écrit. J’ai joué. J’ai mis en scène. J’ai construit des décors, fait de la technique, attendu dans des salles vides et joué devant des salles pleines. J’ai toujours vou
Le Théâtre du Mauvais Garçon
25 janv.2 min de lecture


Protéger la culture d'ici... (Partie 2)
Le temps de quitter... À force de vouloir rester, on finit par oublier ce qu’on est en train de perdre. Je m’adresse ici aux responsables des troupes locales, sans détour: "Tient-on vraiment autant à rester dans les salles gérées par la Ville, même quand ces lieux ne nous ressemblent plus et ne semblent plus vouloir de ce que nous faisons ?" Parce que ce qui se joue en ce moment n’est pas une simple réorganisation logistique. C’est un resserrement des conditions de pratique
Le Théâtre du Mauvais Garçon
24 janv.2 min de lecture


Protéger la culture d'ici...
L’article du Le Nouvelliste sur le Théâtre des Nouveaux Compagnons et le Théâtre des Gens de la Place n’est pas un cri d’alarme. C’est un constat d’étranglement. Lent, méthodique, administratif. On parle ici de troupes centenaires, portées par des bénévoles, par des gens qui donnent leur temps, leur argent, leur santé mentale parfois. Et malgré tout ça, on les regarde droit dans les yeux et on leur dit, essentiellement : « Respectez les normes… ou disparaissez proprement.
Le Théâtre du Mauvais Garçon
23 janv.3 min de lecture


J’ai l’goût de vous parler… de création (encore)
Définition générale du FLOW Le flow est un état mental dans lequel une personne est entièrement absorbée par une activité, au point de perdre la notion du temps, de se sentir parfaitement concentrée, engagée et alignée avec ce qu’elle fait. C’est un moment où l’action semble fluide, naturelle, presque sans effort, même si la tâche est exigeante. Le flow est souvent décrit comme une forme de présence totale, où l’on atteint un équilibre entre défi et compétence — assez stimul
Le Théâtre du Mauvais Garçon
21 nov. 20255 min de lecture


J’ai l’goût de vous parler… de création.
Réflexion: Le calcul, la copie et la création On parle souvent de « créer » comme si c’était magique. Comme si un artiste se levait le matin, recevait un éclair dans le front pis disait : « Ah voilà, une idée jamais vue ! » Dans la vraie vie, ça se passe rarement comme ça. Créer, c’est un grand mélange. Un peu d’instinct, un peu de souvenirs, un peu de techniques qu’on connaît trop bien, un peu d’affaires qu’on vole sans s’en rendre compte, pis un peu de calcul assumé. Ça a p
Le Théâtre du Mauvais Garçon
20 nov. 20253 min de lecture


Pourquoi un spectacle en entrée libre ?
Pourquoi un spectacle en entrée libre ? C’est une question qui m'a été posée cette semaine « Si ton spectacle est bon, pourquoi tu ne fais pas payer un vrai billet ? Ça ferait plus professionnel... » La réponse est simple… mais aussi complexe. D’abord, il y a la philosophie du Théâtre du Mauvais Garçon : garder la culture accessible. Je viens d’un milieu où aller au théâtre, ce n’était pas dans les habitudes. Ce n’était pas une question d’intérêt, mais de moyens. J’ai toujo
Le Théâtre du Mauvais Garçon
3 nov. 20252 min de lecture


J’ai l’goût de vous parler… de moi.
Le théâtre, ça a changé ma vie. Pas juste un peu. Totalement. J’viens d’un milieu très modeste, un monde où la culture, c’était pour “les autres”. Les riches, les instruits, ceux qui savaient parler sans chercher leurs mots. Moi, j’étais du côté de ceux qui regardent de loin. Ceux qui se disent : “C’est pas pour nous autres, ça.” Pis, honnêtement, j’y croyais un peu aussi. Jusqu’au jour où j’ai rencontré une prof de français. Une femme extraordinaire. Elle m’a montré que la c
Le Théâtre du Mauvais Garçon
21 oct. 20252 min de lecture


J’ai l’goût de vous parler...
(Chronique de Stéphane Bélanger — Théâtre du Mauvais Garçon) Parfois, avant de plonger dans un nouveau projet, j’ai juste envie de prendre un moment pour jaser. Pas pour analyser ou expliquer.Juste pour parler comme on parlerait à un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. J’ai l’goût de vous parler Ce soir, j’ai pas envie de parler de théâtre, ni de création, ni de mise en scène. J’ai juste… l’goût de vous parler. Peut-être parce que plus j’avance, plus j’me rends compte que
Le Théâtre du Mauvais Garçon
19 oct. 20253 min de lecture


Théâtre et musique : au-delà de la linéarité du texte
Le texte, sacralisé au théâtre Au théâtre, l’interprétation est encore trop souvent envisagée comme un fil unique : une succession de mots qu’il faut rendre clairs, émotifs, cohérents. On demande à l’acteur de « servir » le texte, comme si le spectateur ne pouvait être touché que par le sens direct des phrases.Cette approche donne au texte un statut presque sacré, parfois au détriment de tout le reste : rythme, silence, corps, musicalité. La musique : un art du contrepoint En
Le Théâtre du Mauvais Garçon
1 oct. 20252 min de lecture


Le casting, le corps, et la vérité du théâtre : prolonger la réflexion avec Georges Banu
George Banu source: Wikipédia Dans un précédent billet, je me demandais si on ne faisait pas du casting un dogme. J’y racontais comment certaines productions anglaises m’avaient convaincu que ce qui compte au théâtre n’est pas l’adéquation parfaite entre un rôle et un corps, mais la force d’une interprétation. En poursuivant cette réflexion, je suis tombé sur un texte marquant de Georges Banu, critique et essayiste, qui m’a permis d’élargir le regard. Ce qui n’était au dépar
Le Théâtre du Mauvais Garçon
11 sept. 20253 min de lecture


Peut-on se rencontrer à mi-chemin ?
Réflexion sur l’art, la complexité, la littératie et notre époque numérique (Recherche et analyse fait avec l'aide de Chat GPT) La littératie : un constat de départ On entend parfois dire que « les gens ne s’intéressent plus à l’art » ou qu’ils manquent de curiosité intellectuelle. Certains vont même jusqu’à associer cette situation à une forme de paresse. Mais qu’en est-il réellement ? Les données racontent une autre histoire. Selon le Programme pour l’évaluation internation
Le Théâtre du Mauvais Garçon
10 sept. 20254 min de lecture


Le rodage, ce muscle oublié du théâtre
Dans l’humour et la musique, le rodage est une évidence. On joue, on teste, on ajuste, et on recommence, jusqu’à ce que tout tienne debout. Le public fait partie du processus, il est l’allié invisible qui permet de polir chaque détail. Au théâtre, c’est une autre histoire. Bien souvent, le spectacle sort de semaines de répétition en vase clos et se retrouve projeté sur scène sans avoir eu l’occasion de respirer avec le public. Le rodage en humour et en musique En humour, le r
Le Théâtre du Mauvais Garçon
8 sept. 20253 min de lecture


Frais de service : une taxe déguisée sur la culture
J’adore aller voir des spectacles à Trois-Rivières. Encourager la relève, applaudir nos troupes locales, découvrir des pièces plus établies : c’est ce qui fait battre le cœur d’une ville qu’on dit « culturelle ». Mais depuis un moment, un détail vient tout gâcher : les fameux frais de service . J’ai acheté récemment un billet pour aller voir Sam Vignault , un humoriste de la relève. Le prix affiché : 25 $ . En réalité ? 5 $ de frais de service ajoutés, soit 20 % du billet q
Le Théâtre du Mauvais Garçon
4 sept. 20253 min de lecture


Le casting : est-ce qu'on en demande trop?
Photo réalisée avec IA. J'ai vu quelques annonces de casting dernièrement ce qui m'a fait réfléchir J’ai longtemps cru, comme beaucoup, qu’un bon casting , c’était une question de précision. Une histoire d’alignement entre un rôle et un corps. Un personnage masculin, trentenaire, bourgeois ? Je cherchais un comédien qui avait l’âge, la gueule, et si possible la démarche. Pour que le public y croie. Pour que ça fasse « vrai ». Mais depuis quelque temps, je doute. Je suis abonn
Le Théâtre du Mauvais Garçon
2 sept. 20253 min de lecture


Retrouver la culture de quartier : une piste oubliée?
Depuis quelque temps, je m’interroge sur le rôle qu’on donne à la culture dans notre ville. Après avoir parlé du choix des rôles au théâtre, ou encore du rapport des artistes avec les institutions, je reviens aujourd’hui sur une question qui me semble essentielle : où se vit la culture? À Trois-Rivières, on a pris l’habitude de la centraliser dans les grandes salles et les événements officiels. Mais en faisant cela, n’a-t-on pas tranquillement laissé tomber la culture de prox
Le Théâtre du Mauvais Garçon
25 août 20253 min de lecture


Et si on laissait un pourboire… au théâtre ?
Et si on laissait un pourboire… au théâtre ? Dans le cadre de ma série de réflexions sur le théâtre, j’aime parfois m’aventurer sur des terrains un peu plus inattendus. Des idées qui frôlent l’absurde, mais qui, au fond, révèlent quelque chose de bien réel. Aujourd’hui, je me suis demandé : on laisse des pourboires partout — au resto, chez le coiffeur, dans le taxi… pourquoi pas au théâtre ? La question peut sembler saugrenue, mais elle mérite peut-être d’être posée. On laiss
Le Théâtre du Mauvais Garçon
24 août 20252 min de lecture


« Le bon français » : origine de la prononciation internationale
Dans la continuité de mes réflexions sur le théâtre, je me suis intéressé à l’origine de ce que l’on appelle aujourd’hui la “prononciation internationale”. Cette diction neutre, dépouillée d’accent, est souvent utilisée pour jouer les classiques au Québec — comme s’il s’agissait de la manière “réelle” ou “correcte” de prononcer le français classique. Pourtant, cette façon de parler ne vient ni de Molière ni du XVIIᵉ siècle… mais d’un projet beaucoup plus récent. Un projet nat
Le Théâtre du Mauvais Garçon
17 août 20253 min de lecture


L’élitisation de la culture : un malaise dont on parle peu
Quand on parle des problèmes en culture, ce sont souvent les coupures budgétaires qui reviennent en premier. Et c’est normal, elles font mal.Mais il y a un autre phénomène, moins visible , dont on parle rarement : l’élitisation de la culture . C’est une façon insidieuse de créer de la distance entre l’art et une bonne partie de la population. Ce n’est pas toujours intentionnel, mais le résultat est là : une culture qui finit par parler à une minorité… et par donner aux autre
Le Théâtre du Mauvais Garçon
9 août 20253 min de lecture


Je veux parler le "Subvention"
Je veux parler le "Subvention". Je veux parler le "Subvention." C’est une belle langue. Sérieuse. Structurée. Une langue qu’on parle dans les hautes sphères culturelles, dans les réunions stratégiques,dans les formulaires intelligents avec des cases dorées, presque des bijoux administratifs. Moi, je suis d’en bas, mais j’ai de l’ambition. Alors j’ai décidé d’apprendre. J’ai commencé par l’alphabet. Le A de Appel à projet , le B de Bénéficiaire admissible , le C de Cadre de ré
Le Théâtre du Mauvais Garçon
6 août 20253 min de lecture
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