CONCLUSION...
- Le Théâtre du Mauvais Garçon
- il y a 2 jours
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Créer les références qui manquaient
Relire cette série depuis Rancière change tout.
Non pas parce qu’il aurait le dernier mot, mais parce qu’il empêche précisément qu’il y en ait un. Après Aristote, Diderot, Stanislavski, Tchekhov, Artaud, Brecht, Grotowski, Vilar, Brook et Eco,une évidence s’impose :le théâtre n’a jamais cessé de vouloir faire quelque chose au spectateur.
Le convaincre. Le réveiller. Le choquer. L’éclairer.
Le Spectateur émancipé ne vient pas contredire ces tentatives. Il les regarde autrement. Il rappelle que le spectateur n’est pas une matière à transformer, mais une intelligence déjà en mouvement.
À partir de là, tout se déplace.
La question n’est plus :quelle est la bonne méthode ? la bonne radicalité ? la bonne posture ? Mais plutôt :qu’est-ce que je suppose de celui qui est en face de moi ?
Si j’ai produit cette série, ce n’est pas pour établir un canon, ni pour transmettre une orthodoxie de plus. C'est pour créer des liens, des questionnements, des remises en questions de toutes les certitudes qui sont si fréquentes au théâtre.
C’est pour créer des références qui n’existaient pas. Des textes que j’aurais aimé pouvoir lire il y a trente ans. Des lectures qui ne disent pas quoi penser, mais qui autorisent à penser contre, à côté, autrement.
Je ne cherche pas des réponses, mais des appuis. Des instants qui me rappellent que je ne pense pas seul, que quelqu’un, avant moi, s’est déjà posé cette question-là.
Si ces articles servent à cela, à déplacer une certitude, à fissurer un héritage, à libérer une pratique, alors ils auront trouvé leur place.
Le reste appartient, comme toujours, à celles et ceux qui regardent.




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