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  • Stéphane Bélanger

LE GRAND JOUR

Mis à jour : juin 4


On y est, c’est aujourd’hui. Après deux mois de réflexion, de tests et d’apprentissage accéléré, voici le moment où le résultat du travail est accessible au public. On parle beaucoup ces jours-ci que l’art vivant devra se réinventer; j’ai décidé de prendre part à ce mouvement. J’espère simplement qu’on ne fera pas porter le fardeau de cette réinvention qu’aux seuls artistes et techniciens qui travaillent sur les différents plateaux. On parle des arts vivants comme d’un « service essentiel » à une société qui se respecte et qui respecte son histoire et sa culture. On entend aussi qu’avec les différentes contraintes imposées par la santé publique, les salles et les productions ne pourront être rentables. Y aurait-il donc autre chose à considérer que cette fameuse communion avec le public qui profite de ce fameux « service essentiel » ? Il y a environ 10 % de la population qui consomme du théâtre; alors, on est très loin d’un produit de première nécessité. Il y a beaucoup d’intervenants dans le processus artistique, peut-être trop. Tous ces gens devront eux aussi passer par la réinvention de tout ce qui compose notre métier. Du directeur des communications au chargé de projet, du responsable de la programmation au responsable adjoint des réseaux sociaux, tous ces gens qui occupent des postes en lien direct avec la culture devront aussi faire les sacrifices demandés et non seulement « pelleter » vers le bas. La machine est grosse et coûteuse à entretenir, c’est pourquoi, dans le contexte des prochains mois et peut-être même des prochaines années, la place que pourra occuper une entité comme celle du Théâtre du Mauvais Garçon me semble fort prometteuse. En revenant à la base, avec des événements plus humbles et moins coûteux, je crois que le public sera en mesure de reconnecter avec ce qui a déjà été « un service essentiel », mais qui aujourd’hui est considéré comme un produit de luxe.

« Du théâtre pour tout le monde », c’est ma part dans cette réinvention qui pour l’instant passe par le virtuel, mais qui devra invariablement passer par des prestations en direct. Car peu importe ce qui arrivera dans les prochains mois ou les prochaines années, je sais que je ferai du théâtre. Je ferai du théâtre sur votre perron ou dans ma cour devant quatre ou cinq personnes. Je ferai du théâtre dans un stationnement avec une dizaine de chaises placées à 2 m. Je ferai du théâtre par mon téléphone ou mon ordinateur et s’il le faut, j’apprendrai des signaux de fumée pour vous réciter du Shakespeare. Ce ne sera peut-être pas parfait, ça n’aura sûrement pas le « glamour » auquel on s’est habitué, mais il ne faut pas oublier une chose : je suis un « Mauvais Garçon » après tout.


Stéphane Bélanger

Directeur

Théâtre du Mauvais Garçon

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