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L’Espace vide – Peter Brook

Dernière mise à jour : il y a 19 heures


Défaire les certitudes, sans en ériger de nouvelles...


Pourquoi Brook arrive maintenant

Après Vilar, le théâtre est pris entre deux risques : l’institutionnalisation de l’exigence et la ritualisation des méthodes.


Brook arrive à ce moment précis pour dissoudre les dogmes. Il ne fonde pas une école. Il ouvre un espace.


Là où d’autres affirment, Brook observe et retire.


Le contexte : un regard en mouvement

Brook écrit L’Espace vide à partir de décennies de pratique. Classique, moderne, expérimental, interculturel.

Il a tout traversé. Et il se méfie désormais de tout ce qui se fige.

Son geste est simple et radical :définir le théâtre par ce qui se passe ici et maintenant.


Ce que dit réellement L’Espace vide


La phrase est célèbre, presque trop :

« Je peux prendre n’importe quel espace vide et l’appeler une scène. »

Mais ce n’est pas une formule poétique. C’est un avertissement.

Si le théâtre peut naître de presque rien, alors rien n’est jamais garanti.

Ni la forme. Ni le sens. Ni la qualité.


Les quatre théâtres

Brook distingue plusieurs « théâtres » :

  • le théâtre mort,

  • le théâtre sacré,

  • le théâtre brut,

  • le théâtre immédiat.


Ce n’est pas une typologie figée.C’est une manière de repérer les dangers.

Le théâtre devient mortdès qu’il se répète sans nécessité.


Ce que Brook libère

Brook redonne au théâtre une légèreté rare.


Il autorise :

  • l’essai,

  • l’erreur,

  • la mobilité,

  • le doute.


Il rappelle que le théâtre n’est pas une idéologie,mais une relation vivante.


Là où Brook peut poser problème

Cette apparente évidence est aussi un piège.

L’universalité qu’il évoque peut masquer des asymétries culturelles réelles.

Le « simple » peut devenir une esthétique qui oublie d’où elle parle.

Brook libère, mais il peut aussi lisser.


Lire Brook aujourd’hui

Lire Brook aujourd’hui, ce n’est pas chercher une sagesse apaisante.

C’est accepter que le théâtrene soit jamais assuré.

Son apport majeur est là :le théâtre n’est pas une méthode à transmettre,mais une attention à renouveler.


Vers la suite

Après Brook, une dernière grande bascule reste à faire :celle de l’œuvre elle-même.

Avec Umberto Eco, le théâtre va cesser de vouloir maîtriser son sens pour accepter qu’il s’ouvre.


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CONCLUSION...

Créer les références qui manquaient Relire cette série depuis Rancière change tout. Non pas parce qu’il aurait le dernier mot, mais parce qu’il empêche précisément qu’il y en ait un. Après Aristote, D

 
 
 

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